Assiette royale
De passage chez maman, déniché dans un placard cette belle assiette,

vestige de la vaisselle courante des soldats de la Royal Air Force, hébergés chez
mes grands-parents pendant la dernière guerre.
On y voit le très élégant monogramme du King George VI, et on l'accompagne
d'un petit bouquet enfantin composé de quelques fleurs bleues du jardin,

lequel a été très très très arrosé ces derniers temps...
La délicatesse *
...du verre dans sa légèreté,
de la porcelaine dans sa fragilité,
de la faïence dans sa simplicité...
L'air est léger ce matin, prémice d'un beau et long week-end ?
* Titre emprunté à M. Foenkinos
Ouverture des paquets
Autour d'un thé bu dans des verres à café, les petits secrets
d'atelier se dévoilent.
Serviette ou mini-torchon ou set ou fond de plateau en lin signé,

pluie d'aimants myosotis et pâquerettes, en porcelaine,

petit moule pas tout à fait rond, qui dévoilera son message
lorsque la tarte sera mangée...
Secrets d'atelier
Bien niché dans sa rue sans histoire ni charme particulier,
le Petit Atelier de Paris, bien connu des blogueuses, est une bulle de fraîcheur dans la grisaille citadine. L'accueil y est adorable, et Pompon le chien un excellent commercial, qui va au-devant de ses clients avec une nonchalance de bon aloi.
Alors pour un cadeau à faire, voire plusieurs parce qu'on a juste envie de dévaliser la boutique,
on goûte au plaisir de repartir avec son petit sac de kraft tout simple
plein de belles choses choisies pour quelqu'un de très cher

qui sera, on l'espère, sur un petit nuage lorsqu'elle les découvrira.
(photos du contenu après ouverture des paquets, le moment venu...)
Les fées clochettes
Juste parce que vous êtes des fées de m'avoir bien accueillie depuis bientôt 3 mois dans votre joli monde virtuel, quelques clochettes parisiennes,

mêlées à du muscari pour faire venir du bleu dans le ciel.
Joli premier mai !
Belles pierres
Allez, on prend la voiture, et on sort de Paris.
J'ai eu envie de revoir Senlis, il y a bien longtemps que je n'y étais pas allée. Lorsque j'étais enfant, maman m'affirmait que c'était là qu'étaient tournés tous les films d'époque. Depuis l'industrie cinématographique s'est déportée vers les pays de l'Est dont elle a découvert les avantages économiques, mais Senlis garde au coeur de ses ruelles pavées l'écho des sabots des chevaux attelés aux diligences, menant les belles au bal ou fuyant quelque révolution...
Pluie et soleil se disputaient la vedette.
Si un jour j'ai des volets en bois, je les veux de cette couleur.
Notre-Dame de Senlis nous accueille dans toute sa beauté gothique.
Nos voix deviennent chuchotis pour ne pas troubler la majesté des lieux...
Bon, j'ai comme une petite faim là, maintenant...
Le Comptoir : joli endroit, brunch, sublime tarte aux noix !
La pluie insiste, nous reprenons la route
Compliqué de prendre des photos à pleine vitesse avec mon petit APN sans prétention, mais je voulais absolument immortaliser ces champs de colza au jaune éblouissant.
Et puis, dommage que je sois aussi nunuche pour intégrer Daily Motion à mon blog (pas faute d'essayer, mais j'y arriverai, un jour...) car ce moment fut véritablement sublimé par l'écoute de ceci sur Radio-Classique, tandis que nous nous enfoncions dans la campagne.
Juste un moment de grâce.
fleur de blé noir
J'avais de la farine de sarrasin dont je ne savais que faire. D'ailleurs à part les galettes, je n'en voyais pas bien l'usage.
Quelques recherches googlesques plus tard, je tombe sur cette recette de cake au chèvre et noix.
Slurp and Yummy me dis-je, mais point de noix ni de moule à cake ni de céréales dans mon environnement immédiat.
Qu'importe, mes célèbres et hasardeuses facultés d'adaptation à toute recette établie m'ont permis de personnaliser ce qui est finalement devenu
une marguerite aux pignons
(+ deux bébés-cakes grâce à ces petites caissettes qui avaient contenu des pralines et que j'avais conservées... Ah ah ! Elle ne jette rien !...)

et du coup Marguerite-la-vache s'en est mêlée
Entamé hier soir.
Verdict : parfait pour un buffet de printemps (lorsqu'il arrivera !) avec une salade croquante.
Marguerite ! Redescends tout de suite !
PS : suite à la lecture de cet article, je ne suis plus sûre de vous conseiller la recette...
compagnons de voyages
Impossible de sortir sans un bouquin dans mon sac.
Impossible surtout d'envisager la Ligne 13 sans cela !
Alors chaque matin, j'entre dans ma bulle de papier, joignant l'utile au désagréable.
Voici mes dernières lectures, pas forcément des nouveautés, mais quelle importance.
Dites-moi si vous connnaissez, si vous avez aimé, si vous avez lâché avant la fin...
N° 1
Stoner
de John Williams
Nous sommes aux Etats-Unis, dans le Missouri, juste avant la Grande Guerre. William Stoner est un jeune fermier "monté" à la ville pour y poursuivre ses études et y enseigner. Il n'est ni beau ni brillant en société, et semble vivre en marge d'une vie tout juste choisie, auprès d'une épouse en proie au bovarysme, traversant le nez dans les livres les orages qui secouèrent ce tout jeune siècle, frôlant sans pouvoir s'y attarder ce qui aurait pu être une folle histoire d'amour, assistant impuissant au kidnapping affectif de sa propre fille. Le portrait touchant d'un homme ordinaire, sur fond de campus tout en rousseur automnale, vous savez comme dans ces films nostalgiques dont seuls les Américains ont le secret... Et aussi une très belle écriture, "librement" mais talentueusement interprétée par Anna Gavalda.
N° 2
En vieillissant les hommes pleurent
de Jean-Luc Seigle
Encore un milieu rural, mais nous sommes en France cette fois, en 1961, au loin gronde la guerre d'Algérie. Notre héros, Albert Chassaing, est un homme mûr, ouvrier spécialisé chez Michelin. Son fils aîné, Henri, se bat là-bas, par-delà la Méditerranée; son cadet, Gilles, lit Eugénie Grandet; la belle Suzanne, son épouse, coud ses robes sur des modèles de magazines, permanente ses cheveux, et se baigne nue dans la Gorne avec le préposé ; sa mère ne se souvient de rien, sauf de ce qui ne s'oublie pas. Albert, ce matin-là, a décidé de renoncer à vivre. Mais il a auparavant quelques missions à accomplir, quelques détails à régler pour ne rien regretter. On apprend au fil du roman à l'aimer, cet Albert un peu "taiseux", et on fond pour le petit Gilles qui se cherche en héros balsacien, et trouvera finalement la place qui lui revient, précieux héritage d'un père à jamais vénéré.
N° 3
Intuitions
de Dominique Dyens
Autre ambiance, autre époque : de nos jours, dans une coquette banlieue parisienne, vit un joli couple très Fig'Mag', les Royer, et ses deux enfants. Mais l'annonce du mariage de l'aîné va faire exploser sans merci ce beau tableau si lisse. La future belle-fille ne semble pas du tout convenir aux attentes de Nathalie Royer, et sa paranoïa va la mener à exhumer d'anciennes blessures cachées, de lourds secrets intimes. Un suspense qui ne vous lâche pas, une écriture rapide et efficace, et une fin totalement déroutante !
N°4
Miss Sweety
de Valérie Saubade
Londres. Septembre 2001. Samantha Fallow, 36 ans, vit avec sa grand-mère et la soeur de celle-ci dans une demeure du chic quartier de Hampstead. Miss Sweety, c'est le pseudo qu'elle s'est choisie lorsqu'elle tient le courrier du coeur du magazine You and I. Un jour, elle reçoit des lettres de menace, et en alerte la police qui ne la prend pas au sérieux. Samantha décide, avec la complicité de ses colocataires, de mener l'enquête. Comme toujours dans les romans de Valérie Saubade, les héros sont savoureux, et particulièrement ces deux vieilles dames indignes qui passent leur temps à se chamailler pour de vieilles histoires de coeur. Peut-être pas son meilleur roman - si ce n'est déjà fait je vous invite instamment à dévorer "Happy birthday grand-mère" et "les petites soeurs"- mais vous y prendrez beaucoup de plaisir, et un peu d'humour après les deux premiers ouvrages cités, cela ne fait pas de mal...
Et je termine cette rubrique façon Apostrophes avec mon préféré :
N°5
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
de Harper Lee
Nous voici dans les années 30, en Alabama. Atticus Finch y est avocat et vit seul avec ses deux enfants, Jem et Scout, la narratrice, petit "garçon manqué" à la candeur et à la fraîcheur irrésistibles. En filigrane de leurs farces et de leur découverte du monde des adultes, on perçoit le climat lourd et tendu qui règnait dans ces petites villes du Sud profond, où le racisme était encore si présent. A partir du jour où Atticus est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche, tout bascule dans la vie de Scout, et cette seconde partie du roman consacrée au procès et ses conséquences vous tiendra en haleine jusqu'au bout. Ce livre, paru en 1961, est l'unique ouvrage de Harper Lee, pour lequel elle obtint le Prix Pulitzer.
Un seul mot pour le qualifier : Chef d'oeuvre absolu.
Après le Japon, la Chine...
...Oui mais une "chine" bien légère entre deux averses turbulentes.
de toutes petites choses...
...un tiroir d'écolier s'est ouvert...
heu... il en faut du courage pour étudier l'histoire dans un bouquin rédigé par ces deux messieurs ;-)
Pauvre enfant, espérons qu'il l'aura eu, son certif !
C'est nippon et c'est bon
J'ai fait une entorse à mon régime Traou Mad et Petits Lus.
On m'a rapporté du Japon ces drôles de biscuits
joliment enveloppés
Le vert s'appelle Powder tea chiffon cake et je peux vous assurer que même s'il fait un peu Spontex comme ça sur la photo, il n'en est pas moins délicieux, car à l'heure où je vous parle il n'en reste plus une miette !
Théière offerte par mon fils et tasse carrée spéciale pour bouches de mangas























































