Rafaèle tient une place à part dans le monde des blogueuses.
N'attendez pas qu'elle vous dévoile les secrets
de son tiramisu maison, ni la façon dont elle a mis en scène
son salon version Noël.



Elle, c'est l'écriture qui la porte, ce sont les mots qui la transportent.
 La lire, c'est voyager en pays connu,
même si le merveilleux et le bizarre peuvent s'en mêler :
Les plus belles aventures ne sont-elles pas au coin de la rue ?



Elle vous parle des chats, des siens, de ceux des autres, 
de ceux de personne, avec une délicatesse infinie,



elle vous enivre lorsqu'elle évoque ses souvenirs olfactifs,
qui se bousculent dans un joyeux méli-mélo tantôt oriental,
tantôt brumeux, parfois sucré mais jamais mièvre,



elle joue et jongle avec les mots jusqu'à l'impertinence,



elle vous entraîne parfois dans des univers tolkieniens un peu hermétiques,
elle sillonne des campagnes oubliées,
elle se souvient, comme Perec, des choses qui font et défont une vie,
elle aimerait vivre dans un tableau de Hopper
ou un roman de Maurice Leblanc...



 Songeuse, elle repose sa tasse de café où elle a laissé
l'empreinte rubis d'un rouge à lèvres signé Guerlain.

Tout comme je rêve d'une maison avec un jardin au bord de la mer,
elle rêve d'une chambre normande.

Nos rêves nous portent.
Vous en avez, nous en avons tous et toutes.
Ce sont des routes parallèles à celles de nos vies,
où l'on peut faire quelques pas,
parfois, mais pas trop, de peur de les piétiner. 

Rafaèle que je ne connais que par les mots,
est une belle personne.
Et je crois que la fenêtre de sa chambre est restée ouverte.
C'est le moment de vous introduire...

* photos : the normand bedroom