Ce billet bleu est dédié à ma mère.
Mais vous pouvez le lire aussi naturellement...

IMG_1186 IMG_1191IMG_1180 IMG_1198IMG_1200 IMG_1221

Vouloir revoir la ville où l'on s'est mariée,
où l'on a débuté jeune enseignante sortie de l'Ecole Normale,
où l'on a appris à être adulte...

IMG_1182 IMG_1267

Les rues de la bourgade assoupie sont désertes en ce dimanche d'août.
On pense à un décor un peu vieillot de téléfilm du samedi soir...
 Les coins de rideaux semblent se soulever sur notre passage,
mais ce n'est qu'une idée, bien sûr.

IMG_1226 IMG_1223IMG_1194 IMG_1234

Tiens ! Un gîte à louer, qui semble bien joli.
Les choses ont-elles tellement changé ? 
Maman retrouve des indices, raconte des anecdotes.
Nous pénétrons dans l'église Saint Louis, de style néo-byzantin,
sur ce chemin même qui la conduisit il y a plus d'un demi-siècle
à l'autel au bras de mon grand-père.

IMG_1206 IMG_1216IMG_1213 IMG_1209

Au détour d'une rue, insolites, des taches de couleurs vives
réveillent le bleu ambiant.
Un petit air de Trentemoult, parfois, dans la déco très personnelle...

IMG_1264 IMG_1265IMG_1219 IMG_1258

Et puis voici l'Estuaire.
Mon père pendant son service militaire, était marin sur l'Ancre,
basé de l'autre côté, à Saint-Nazaire. Le jour où son bateau a quitté le port,
ma mère a emmené tous ses élèves sur le quai pour le voir passer.
Les minots de 3 ans ont alors applaudi le cargo du mari
de l'institutrice comme un convoi royal.

IMG_1247 IMG_1242IMG_1282 IMG_1278IMG_1279 IMG_1275

La nostalgie épuise.
Tout à coup la sensation du jamais plus se fait de plus en plus présente
et l'on aspire très vite à autre chose, une décor nouveau,
qui ne vous rappellerait rien, surtout pas ces 20 ans,
qui furent si légers à vivre, et si pesants à évoquer.

IMG_1240

IMG_1246

 En ce temps-là la vie était plus belle,
et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.

Jacques Prévert
(extrait de Les feuilles mortes, BO du film "Les portes de la nuit")