C'est souvent l'idée des choses qui vous séduit.
Celle d'un café pris au comptoir, d'une bière toute fraîche
en terrasse, d'une promenade en forêt, d'un week-end au vert...
Dans la vraie vie, la tasse n'est pas nette et le brouet infâme,
le garçon met trois heures à vous servir et se permet d'être ronchon,
dans les bois on s'égratigne, on se perd et on n'a pas le réseau
pour consulter G*Maps, et des trombes d'eau s'abattent sur vous
pile poil sur le week-end tant attendu...

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{ Paniers années 70 exhumés d'un vieux carton; spatule Hema;
cuiller brocante familiale}

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Pour les confitures, c'est un peu pareil.
L'idée du parfum sucré de leur cuisson envahissant la cuisine,
du murmure frissonnant des fruits luisants dans la bassine,
d'un placard rempli
de jolis pots bien alignés,
étiquetés, coiffés, colorés, me ravit toujours.
Sauf que je suis seule à en manger. Sauf que consciente des
effets pervers du sucre, j'en consomme finalement très peu.
Sauf que souvent, Christine Ferber les fait mieux que moi.

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Mais je continuerai à en faire, cela fait partie de ma panoplie
de mère-grand, avec le tricot et le chat sur les genoux (!)
Là c'est abricots, tout bête, inratable, délicieux. Pour les cerises
c'est un peu tard, elles sont redevenues très chères.

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{Sac de toile sur le thème d'Alice trouvé au marché de Vintimille}

Et voilà que s'annonce l'idée d'un dimanche au calme, à ne rien faire
de particulier, sauf lire, regarder un vieux film (Jules et Jim),
téléphoner pour dire que tout va bien, mais qu'on n'a
pas envie de sortir, manger debout une tranche de brioche
à la fleur d'oranger avec sa main en coupe dessous pour ne pas
laisser tomber les miettes, et attendre le soir, gentiment...

Et la réaliser.