En hommage à Virgile
J'ai parfois l'impression d'être le lapin d'Alice, toujours en retard,
éternellement pressée, en permanence sur le fil...
Pas trouvé les minutes nécessaires, par exemple, pour éditer
ce billet en temps et en heure, et vous parler de cette
belle journée passée à Coupvray le week-end précédent.
Heureusement que Marie-Anne, de Vent de Terre, s'est chargée
d'en proposer un ! Car c'est bien grâce à elle que j'ai connu
ce bel endroit où sont organisées, chaque printemps,
les "Bucoliques".
Installées dans le parc du château dont il ne subsiste
hélas qu'une façade étayée, elles sont le rendez-vous annuel
des vrais amoureux des plantes, venus en famille ou entre amis,
des villages environnants... voire de Paris (!)
Les organisateurs rivalisent de créativité et d'ingéniosité pour
détourner Les objets, inventer un nouveau monde uniquement fait
de récup' et d'astuces toutes dans un esprit totalement écolo.
Les serres anciennes sont remises à l'honneur, les pots, les brouettes
et les brocs semblent tout droit sorties du fameux tableau
d'Emil Claus (voir mon billet précédent sur l'expo Jardins).
Et voici le joli stand de Marie-Anne, sous sa bannière les Galets gris,
bottée, chapeautée et souriante, rencontrée pour la première fois
après des années d'échanges bloguesques.
Je lui ai acheté deux splendides taies en lin monogrammées, aux finitions
parfaites, que je montrerai sur un prochain billet. Je les adore !
Seuls les communs du château sont encore en parfait état, bien que nécessitant
une bonne restauration. Tomettes d'époque, portes chantournées, ferronneries,
toutes semblent attendre le génie d'artisans pour retrouver leur heure de gloire.
Beaucoup de jolis stands, des producteurs locaux de bons produits maraîchers
-asperges, fraises, ou plus gourmands comme les macarons de Voulangis,
un concert rock, une joueuse d'orgue de barbarie, des prairies
qui invitent à quitter les sandales pour en tester la moelleuse fraîcheur...
Ce fut une vraie belle journée de printemps, de celles qui vous font oublier
le retour inévitablement embouteillé dans la capitale.
































