Juillet brûlant
Toujours au Sud, se protéger des ardeurs de Phoebus,
décidément très en forme depuis sa bouderie printanière,
et pénétrer dans des lieux étonnants.
La Villa Santo Sospir, où Cocteau séjourna, et se plut tant
qu'il en couvrit chaque mur de ses tags géniaux.
La vue sur la baie est irréelle de beauté.
Sachez que cette petite merveille se privatise...
Le musée Matisse à Cimiez.
Grande rétrospective cet été sur huit sites niçois,
de l'oeuvre de ce ch'ti tombé amoureux de la Côte d'Azur.
Interdiction de photographier les oeuvres à l'intérieur :
j'ai rusé en prenant le hall (superbe)
et le tombé des rideaux (magnifique).
Ce que j'ai préféré à Cimiez:
le Monastère franciscain et ses jardins,
loin de la foule massée sur la Promenade, loin du bruit
et de la fureur, un aperçu du Paradis, à peine troublé
par le roucoulement des pigeons
et tourterelles, ainsi que le chant des fontaines.
La photo de la tourterelle et celle du pigeon
sont dédiées à Kinekelly ;-)
A Saint Paul de Vence, trop de monde, belles boutiques mais
délicat de demander l'autorisation de photographier sans acheter.
Et naturellement, tout est hors de prix.
A quelques pas de la foule, revoir avec plaisir la magnifique
architecture de la Fondation Maeght.
Droit de photographier payant (!) à l'intérieur, pour l'exposition
intitulée "les aventures de la vérité : peinture et philosophie"
dont le très mondain BHL est commissaire artistique.
Perso je n'ai pas adhéré, ni à son discours hermétique,
ni au choix des oeuvres.
Fuyant cet univers morbide et névrosé,
j'ai pris le soleil et me suis approchée des fontaines...
A Nice, j'ai aimé la promenade de la colline de l'ancien Château,
qui promet une vue époustouflante sur la baie (promesse tenue!)
sa cascade en chevelure, et même, oui, son cimetière aux stèles baroques,
chapelles foldingues et mausolées rutilants.
{Qui me dira le nom de ces fleurs étranges ?}

































