Changer ses habitudes
Qu'il est difficile et compliqué de sortir de ses habitudes, ses réflexes,
ce confort acquis au fil du temps, si familier qu'on ne prête même plus
attention à ses gestes, de cette aisance qui nous permet, à terme,
de mener plusieurs activités en même temps, qu'elles soient mentales
ou physiques. L'hébergeur de ce blog ayant décidé, pour des raisons
qui m'échappent totalement, de revoir toute la gestion des contenus
et des apparences de nos billets, me voici bien marrie face à une
nouvelle plateforme dont j'ai senti l'hostilité dès la première connexion.
{Comme je suis heureuse d'avoir préservé mes archives en faisant éditer ces quelques années de partage
d'humeurs et d'images !}
Donc, me revoici, avec mes rues parisiennes, mes petites balades, mes
lectures, mes gâteaux, mes babioles et mes brimborions. Ceci est un billet
pilote, un billet zéro qui, s'il aboutit dans vos BAL en ayant la courtoisie
de vous alerter, comme avant, et s'il vous permet de vous exprimer ainsi que
vous l'avez toujours fait, sera suivi d'autres, parce que je n'étais pas
prête à signer l'épitaphe de la Ligne 13, même après 12 ans de vie commune.
On commence par un saut au pays natal, mi-Bretagne mi-Pays de Loire,
vu mille fois, mais en mars, à moins de filer à tire d'ailes (d'Airbus) sous
le soleil exactement en se fichant scandaleusement de ce que pourra devenir
la planète, du moment qu'on peut lézarder pendant que d'autres grelottent
dans leurs chaussettes mouillées, les escapades riantes sont encore rares.
Le jardin maternel couvert de mousse s'ébroue difficilement des assauts de
pluies et de bourrasques. L'une d'elles, prénommée Louis, a même eu le
mauvais goût de déraciner d'une pichenette le mimosa qui venait de fêter
sa vingtième année.
{Le Passage Pommeraye de Nantes, un bijou d'architecture qualifié d'être l'un des cinq plus beaux
et le plus original des passages construits au XIXe siècle; Café Becot, une adresse nantaise à ne transmettre,
un peu égoïstement, qu'à ses meilleurs amis : un grand merci Sandrine ! Ici, il subsiste encore quelques beaux
immeubles, la ville ayant été copieusement bombardée au siècle dernier; jolie vue du square
derrière la cathédrale }
Il en est resté quelques branches constellées de ses jolies billes blondes
et duveteuses encore accrochées à la vie, dont nous avons fait de majestueux
bouquets. Le jardinier chargé de nettoyer les dégâts nous a assuré qu'il
laisserait en terre une racine et ses rejets pour une reprise possible.
N'étant pas certaine que ce laborieux billet traverse les limbes informatiques jusqu'à sa publication, je vais y mettre un terme, en abordant rapidement les dernières lectures. Dans une librairie, je suis comme une gourmande impénitente devant la devanture d'une pâtisserie. Tout me plait, tout m'attire, et je cède faiblement aux petits cartons accrochés à la couverture, me promettant "un choc", "une révélation", "un ton unique", que sais-je encore... Mais je suis une piètre critique littéraire, et ai beaucoup de mal à expliquer pourquoi j'ai aimé ou rejeté tel ou tel ouvrage. Je resterai en conséquence très évasive sur mes derniers choix, vous incitant par là même à consulter les sites appropriés, si cette sélection vous parle.
{"Le livre des jours" de Patti Smith, ou comment égrener l'année au fil de ses clichés, parfois drôles, parfois troubles,
dont certains on une résonnance en nous; "Sarah, Suzanne et l'écrivain", déconcertant, inclassable, passionnant,
mais avec un dénouement un peu bâclé; sablé imprimé, découverte gourmande chez Sweet mama }
Je me suis régalée avec "Un simple dîner" de Cécile Tlili, et "Sensibilités" de Tania de Montaigne, ennuyée profondément avec "Les amies" de Nolwenn Leblevennec, dévoré "Connemara" de Nicolas Matthieu. J'ai aussi beaucoup aimé le délicieux et original "Celles qui se perdent" de Sonia Ristic, parcouru sans enthousiasme "Sous l'écorce" de Agnès Ledig. Enfin, après avoir pourtant apprécié son "Liv Maria", le "Buvard" de Julia Kerninon m'a déçue.
Le printemps s'annonce si l'on en croit le calendrier. La pluie cessera un jour, mais oui. Je rêve tant de revenir vers vous avec un billet inondé de soleil !
PS : la mise en page et les césures de texte sont dans cette version très éloignées de ce que je souhaite. A retravailler, sans doute.
PS 2 : si vous avez la gentillesse de déposer un commentaire, merci d'indiquer
votre adresse mail (qui ne sera visible que pour moi) afin que je puisse
vous répondre personnellement !