Une soupe, un livre
Dehors, un brouillard froid et pénétrant a pris possession des rues.
Les rares passants se hâtent, corps penchés,
vers quelque chose de doux, de chaud, d'apaisant et d'amical.
Quel autre endroit que la maison peut réunir tous ces bienfaits ?
L'heure des soupes a sonné. Pas fan à la base, mais tellement alléchée
par ces photos sublimes déroulées sur Pinterest, je m'y suis mise depuis
l'an dernier. En épluchant moi-même avec mes mimines les beaux légumes.
Là, des carottes.
Il y a mille recettes de velouté de carottes sur Internet.
Inutile de vous donner la mienne, mixte de Marmiton et d'un blog culinaire
+ touche perso. La portion de vache qui rit n'était pas au programme
mais elle donne du moëlleux, et les graines de courge et
les raisins de Corinthe jetés sur le lait de coco non plus.
Voilà pour la soupe. Le livre à présent.
Un sujet difficile, déchirant, qu'Emmanuelle Bernheim a réussi
à traiter avec juste ce qu'il faut de retenue, de dignité, et où,
impensable lorsque l'on parle de cela, l'humour n'est pas absent :
elle a suivi jour après jour le déclin de son père qui,
après un AVC la supplie de l'aider à mourir.
Comment adhérer à cette folle idée de cautionner
la mort de quelqu'un que l'on aime ?
Et jusqu'où peut-on aller ?
Un situation à laquelle nous serons peut-être
un jour tous confrontés, mais qu'il est essentiel de ne pas rejeter.
Ensuite, rien n'empêche, parce qu'on a besoin de légèreté
et de douceur, de se replonger dans l'album-doudou de Marie-Paule,
toujours à portée de main en cas de blues...









