On y est
Oui, on y est, c'est ce soir...
Qu'est-ce qu'on aime au fond dans Noël ? Avant, avec un a (!)
sans aucun doute, parce que c'est terriblement excitant de se projeter,
de rêver, de préparer, de choisir tout ce qui rendra ce moment magique.




{sablés maison; feuilles bombées à l'or sur une idée de Marie-Paule}
Pendant, on ne se rend compte de rien, les heures filent comme des minutes,
on voudrait les retenir mais la bûche, annonciatrice d'une fin
de soirée imminente, pointe déjà son museau chocolaté.
Après, mon Dieu après, on a le coeur un peu au bord des lèvres,
un joyeux bazar de sacs bourrés de papiers chiffonnés
d'où s'échappent les boucles des rubans encombre l'entrée,
des bouteilles vides s'alignent près de la poubelle,
et dans un coin de la chambre où l'on a empilé les cadeaux reçus,
on regarde, interdite, certains qui vous laissent coite,
et l'on est partagée entre "qu'est-ce que je vais faire de ça"
et l'énorme bulle de tendresse qui nous submerge parce qu'ils
nous ont été offerts par des personnes que l'on aime.
Une certaine Mère Noël franco-germanique s'est amusée à devancer
l'appel en livrant avant la date : tant mieux ! Car l'appétit était intact
lorsqu'on a dévoré le stollen si joliment présenté dans son pochon fait main...

{stollen et pochon offerts par Christine}
Ceux et celles qui reviennent de Londres, de Belgique
ou d'Allemagne me font remarquer la "sobriété" des rues
parisiennes à cette époque de l'année. Soyons honnêtes :
un peu moins kitsch, oui, mais un peu plus chic sans doute.


{Les Galeries Lafayette Haussmann}
Très joyeux Noël à vous qui passez sur la Ligne 13
faire un bout de chemin avec moi.




