Petite poésie de fin d'hiver
Neiges...
Aucune allusion aux trois flocons qui tombèrent
par hasard sur Paris en février,
mais à un très subtil parfum que l'on trouvait
il y a quelques années au Bon Marché, et qui disparut des rayons
comme beaucoup de produits "niche" en petite production.
Internet venant à ma rescousse, j'ai pu faire venir
du Canada le flacon du précieux élixir.

Ces Neiges-là vous apportent d'abord un joli bouquet de lys, jasmin et rose,
avant de convoler hardiment avec le musc et le santal.
Dans un parfum, le nom et la forme du flacon comptent
presqu'autant pour moi que sa fragrance !
"Neiges", c'est comme "velours", "flocon", "dragée" et "mimosa" :
j'adore la musique de ces mots-là.
Nostalgie d'enfance des cahiers tout neufs de la rentrée ?
Ce n'est pas une révélation, mais comme vous toutes,
je raffole des petits articles de papeterie.
Et Vil Monop, toujours à l'affut d'un mauvais coup,
m'a fait celui des petites bricoles qui ne servent à rien :
des carnets, du masking tape, des boi-boites, un petit plateau craquant
auquel il aurait été indécent de résister, et voilà.
Enfin, pour parachever en douceur l'étalage de mes petites choses
qui font du bien, je vous livre quelques vers d'un recueil de poésies,
offert lors d'un des derniers spectacles de Carolyn Carlsson à Chaillot.
La gracile chorégraphe a donc aussi des talents littéraires, et
ces vers dont beaucoup s'inspirent des haïkus, en sont la preuve.
{Eau de parfum Neiges de Lise Watier, carnets, masking tape,
coffret Monoprix maison, oursin martiniquais}

