Le kumquat et la lavande
Le kumquat du jardin du sud n'avait jamais été aussi prolifique.
On avait beau subtiliser au passage un de ses petits fruits
odorants et acides, il fallait faire quelque chose
d'une telle production. La super cuisinière que je suis
s'est donc lancée dans la confection de confitures.
Le souci est qu'ensuite il a fallu aller chez le marchand de marmites
pour remplacer celle que je venais de cramer irrémédiablement.
J'avais déjà, avec bonheur, réalisé des confitures de mûres, de prunes,
et d'abricots. On laisse bien mijoter, on fait le coup de la goutte
sur un rebord d'assiettes, et hop, en pots.
Le kumquat demande une cuisson plus courte. Un instant de distraction
- une cigale qui passait par là, ou une mouette, ou un voisin en short,
que sais-je, et voilà ma confiotte bien prise au fond.
{Pannettone aux figues acheté à San Remo}
Le résultat fut une confiture très épaisse, presque une pâte de fruits,
mais finalement très bonne ! Alors je suis allée jsuqu'au bout,
j'ai coiffé les pots de la traditionnelle charlotte (je sais
c'est devenu ringard, mais moi j'aime), puis collé l'étiquette
des livres scolaires avec mon écriture de quand j'avais 10 ans.
{Bol en verre étoilé Monoprix; ramequins Sostrene Grene}
Comme il me restait quelques fruits à qui je ne souhaitais pas le même sort,
je les ai juste fait compoter sans les quitter du regard, et les ai servis
avec une semoule vanillée aux raisins.
{Bol japonais fait main; petit panier Hyggelig}
La lavande boudait un peu après 7 heures de trajet en provenance du sud,
mais je lui réserve quelques coussinets dodus à garnir,
afin qu'elle embaume délicatement ma penderie citadine.













