Mad of France : le croissant
Les meilleurs croissants que j'aie mangés sont ceux que ma grand-mère
m'achetait dans la petite boulangerie de la Grande Maison.
Ils avaient le goût du bonheur et de l'éternité.
Et puis c'étaient de vrais croissants avec une forme de...croissants !
Un joli galbe, un ventre replet entouré de deux cornes fuselées.
J'ai longtemps depuis cherché cette saveur, et plus je m'éloignais
de l'enfance, moins je trouvais.
Un jour pourtant j'ai approché de très très près la perfection désirée :
c'était à Montmartre, une fin de dimanche après-midi juste avant
le résultat des élections présidentielles.
En sortant de cette boulangerie à odeur de souvenir, j'ai dégusté
un des meilleurs croissants de ma vie, et j'ai cherché vainement
la main de ma grand-mère pour m'aider à traverser la rue...
Commentaires sur Mad of France : le croissant
- @ mina :
Absolument, l'odeur des boulangeries fait partie de celles dont je ne me lasserai jamais. Lorsque j'y pense, je revoie essentiellement celle de Rochefort en Terre, qui appartenait aux parents de Marie-Noëlle et Françoise. C'est un souvenir olfactif très marqué. Cette fois, c'est mon autre grand-père qui n'est pas loin... - Si j'osais, je dirais que tu m'as piqué mon assiette
mais bon, Bécassine, c'est également ta cousine.
Je me rappelle bien ces gros croissants "ordinaires" (car il y avait les autres, au beurre -pas à la margarine comme maintenant
). Nous les mangions avec une petite barre de chocolat au lait Suchard. J'ai également sur mes papilles, le goût de la "viennoise" que je n'ai jamais vraiment retrouvé
.
C'est quelle boulangerie à Rochefort ?
... sinon, une excellente boulangerie/pâtisserie, celle d'Olivier Le Brun à Vannes...un kouign amann à tomber.
Bises - Votre texte est si émouvant et est un bel hommage à votre grand-mère.
Les croissants de mon enfance ont aussi disparu pour moi ; je me souviens qu'on en mangeait d'abord les coins, puis on dépliait le dessus, et enfin, le coeur bien charnu....
J'espère que vous êtes retournée dans cette boulangerie à Montmartre ? - Qel bonheur! Je noterai ce pâtisserie. C'est difficil réellement en trouver un de bon J'en suis une experte et te peux dire que près chez moi il y a une pâtisserie, Poy, où j'achetais il y a longtemps pour ça qualité où je trouve des meilleurs croissants. C'est difficil de croire? Tu peux les goûter si quelque fois tu viens à Reus, prochaine à Barcelone et à Salou, tu verras. Bisous.
- Le goût et l'odorat sont les deux sens qui parlent le plus à notre mémoire, et le plus directement. Saveurs, odeurs s'adressent au plus profond de nos souvenirs, parfois quand nous nous y attendons le moins...
Ta grand-mère était peut-être à tes côtés à cet instant...
J'irai m'acheter des croissants en allant saluer le Chat Noir à Montmartre...
Pour la petite histoire, j'ai rapporté un gâteau battu de la Somme. Je comptais l'offrir à un ami qui passait ses vacances sur la côté picarde, enfant, mais Boris m'a devancée et fait honneur à cette brioche mousseuse ! Plus question de l'offrir... - Quel joli post ! Et comme on aurait souvent encore besoin de la main de notre grand-mère dans la vie. D'accord pour la forme des croissants, aujourd'hui, c'est souvent du travail bâclé. Le pire, reste la fausse odeur de viennoiseries sournoisement distillée sur les trottoirs par certaines chaînes de boulangerie rapide que vous connaissez toutes, pour attirer chimiquement le chaland.
- ... et les gâteaux de riz entourés d'une pâte sablée qui leur donnait la forme de "Fort Boyard", avec au fond la surprise d'y trouver la compote de pommes, on les dégustait dans un petit salon de thé tenu par des "vieilles dames" (on avait moins de 10 ans, nous), pas loin des Marches du Bon-Pasteur... Où est ce Nantes d'avant que l'on croyait intangible ? ... On avait une adorable et merveilleuse Mamie...
- Un bon croissant, si difficile à trouver maintenant, qu'on sait la valeur qu'il a (et que celui qui l'a fait a) quand on tombe dessus. Moi, c'est l'odeur du sublime pain de seigle que ma grand-mère achetait à Souillac quand j'étais petite qui me tourneboule... Très dur à trouver aussi. Ici, c'est chez Franck Dépériers que je fonds. Bonne journée !
































la texture... moi c'était la boulangerie dans la rue où j'habitais gamine