02 février 2013

Mad of France : le croissant

Les meilleurs croissants que j'aie mangés sont ceux que ma grand-mère
m'achetait dans la petite boulangerie de la Grande Maison.
Ils avaient le goût du bonheur et de l'éternité.
Et puis c'étaient de vrais croissants avec une forme de...croissants !
Un joli galbe, un ventre replet entouré de deux cornes fuselées.

 P1110823 P1110832
  

J'ai longtemps depuis cherché cette saveur, et plus je m'éloignais
de l'enfance, moins je trouvais.
Un jour pourtant j'ai approché de très très près la perfection désirée :
c'était à Montmartre, une fin de dimanche après-midi juste avant
le résultat des élections présidentielles.

 P1110831  P1110816 
   
En sortant de cette boulangerie à odeur de souvenir, j'ai dégusté
un des meilleurs croissants de ma vie, et j'ai cherché vainement
la main de ma grand-mère pour m'aider à traverser la rue...

Posté par Triskell1 à 22:12 - - Commentaires [26] - Permalien [#]
Tags : ,


Commentaires sur Mad of France : le croissant

    comme je te comprends , j'ai aussi ces souvenirs du goût, de la couleur, de la forme
    la texture... moi c'était la boulangerie dans la rue où j'habitais gamine

    Posté par makyloua, 02 février 2013 à 22:38 | | Répondre
  • très joli post!!
    ça m'arrive parfois de vouloir ressentir une odeur goûter autrefois!!
    belle soirée
    véro

    Posté par brocantedutemps, 02 février 2013 à 23:04 | | Répondre
  • ça, c'est une adresse qui se partage!

    Posté par kinekelly, 02 février 2013 à 23:32 | | Répondre
  • Je trouve ton billet très touchant, mêlant la nostalgie d'un plaisir simple, lié à un souvenir d'un être cher!
    Bon dimanche!
    Ghislaine

    Posté par la dame en rose, 03 février 2013 à 00:48 | | Répondre
  • Même grande, les souvenirs d'enfance sont toujours présents, un billet avec de l'émotion.
    Bon dimanche

    Posté par souslamargelle, 03 février 2013 à 07:48 | | Répondre
  • Joli billet avec un brin de nostalgie que je lis, à peine réveillée, ce dimanche matin !

    douce journée

    Posté par l cote ouest, 03 février 2013 à 09:03 | | Répondre
  • j'ai aussi des instants comme celui là : c'est notre madeleine de Proust.
    je me souviens des marrons grillés du square du Temple que mon grand père me rapportait le mercredi de ses courses dans ce quartier
    beau dimanche à toi
    bises
    Sophie

    Posté par Ailes de Papier, 03 février 2013 à 09:27 | | Répondre
  • Oh ! Comme c'est joliment dit... Nous sommes tous à la recherche du temps perdu... Une odeur, un goût et ce sont de merveilleux souvenirs qui remontent à la surface ! Bisous et beau dimanche !

    Posté par Aurélia, 03 février 2013 à 10:19 | | Répondre
  • Une belle histoire ! On a tous tant de souvenirs d'enfance qu'on aime à se rappeler des odeurs, des sensations, des images, des goûts !
    Bises et bonne fin de week end
    Delph

    Posté par P.I.B.*, 03 février 2013 à 10:31 | | Répondre
  • " Les madeleines de Proust " ne sont pas loin...
    Bien à toi ,beau dimanche !
    Monica

    Posté par Maison Armande, 03 février 2013 à 12:41 | | Répondre
  • Très joli souvenir . C'est la madeleine de Proust .

    Posté par mina, 03 février 2013 à 13:51 | | Répondre
  • Pourquoi aime - t-on les odeurs de la boulangerie ? Il n'y a pas que la fameuse Madeleine , c'est le souvenir ancestral du pain avec tous ses symboles , celui du grain de blé qui germe ...

    Posté par mina, 03 février 2013 à 13:59 | | Répondre
  • @ mina :
    Absolument, l'odeur des boulangeries fait partie de celles dont je ne me lasserai jamais. Lorsque j'y pense, je revoie essentiellement celle de Rochefort en Terre, qui appartenait aux parents de Marie-Noëlle et Françoise. C'est un souvenir olfactif très marqué. Cette fois, c'est mon autre grand-père qui n'est pas loin...

    Posté par Triskell1, 03 février 2013 à 14:15 | | Répondre
  • Hyper émouvant mais très jolie l'histoire du croissant de ton enfance *** merci pour cette pause tendresse je suis fan de tous ces moments de Vie exprimés .... bises à très bientôt

    Posté par Marie Antoinette, 03 février 2013 à 14:15 | | Répondre
  • Si j'osais, je dirais que tu m'as piqué mon assiette mais bon, Bécassine, c'est également ta cousine.
    Je me rappelle bien ces gros croissants "ordinaires" (car il y avait les autres, au beurre -pas à la margarine comme maintenant). Nous les mangions avec une petite barre de chocolat au lait Suchard. J'ai également sur mes papilles, le goût de la "viennoise" que je n'ai jamais vraiment retrouvé .
    C'est quelle boulangerie à Rochefort ? ... sinon, une excellente boulangerie/pâtisserie, celle d'Olivier Le Brun à Vannes...un kouign amann à tomber.
    Bises

    Posté par Marie-Floraline, 03 février 2013 à 14:44 | | Répondre
  • Les souvenirs des goûts, des odeurs et de l'amour partagé restent à jamais gravés dans notre coeur et notre mémoire. On a tous notre "madeleine". Bon dimanche

    Posté par kris92, 03 février 2013 à 15:05 | | Répondre
  • Un billet rempli de tendresse et de gourmandise ! Moi, la gourmandise de mon enfance, c'est le pain-gâteau (un genre de pain brioché) qu'achetait ma grand-mère à la boulangerie du village ...
    Bon dimanche !
    Bises
    anneso

    Posté par anneso, 03 février 2013 à 15:07 | | Répondre
  • Votre texte est si émouvant et est un bel hommage à votre grand-mère.
    Les croissants de mon enfance ont aussi disparu pour moi ; je me souviens qu'on en mangeait d'abord les coins, puis on dépliait le dessus, et enfin, le coeur bien charnu....
    J'espère que vous êtes retournée dans cette boulangerie à Montmartre ?

    Posté par Bonheur du jour, 03 février 2013 à 16:00 | | Répondre
  • C'est un très joli billet - bel ode à ta grand-mère !
    Je connais ces souvenirs associés au goût.
    Bises.
    Cat

    Posté par artichautdargile, 03 février 2013 à 16:37 | | Répondre
  • Les odeurs de souvenirs ravivent les contes. C'est beau de partager avec ces mots si bien alignés, ces propres souvenirs.

    "Pas à Pas"

    Posté par PASPERDUS, 03 février 2013 à 20:18 | | Répondre
  • Qel bonheur! Je noterai ce pâtisserie. C'est difficil réellement en trouver un de bon J'en suis une experte et te peux dire que près chez moi il y a une pâtisserie, Poy, où j'achetais il y a longtemps pour ça qualité où je trouve des meilleurs croissants. C'est difficil de croire? Tu peux les goûter si quelque fois tu viens à Reus, prochaine à Barcelone et à Salou, tu verras. Bisous.

    Posté par Sara Laura, 03 février 2013 à 21:05 | | Répondre
  • C'est bon lorsque ces souvenirs d'enfance remontent à la surface grâce à une saveur ! En tout cas tu nous fait partager cet amour du croissant par ton joli billet. Bises

    Posté par Christine, 04 février 2013 à 10:29 | | Répondre
  • Le goût et l'odorat sont les deux sens qui parlent le plus à notre mémoire, et le plus directement. Saveurs, odeurs s'adressent au plus profond de nos souvenirs, parfois quand nous nous y attendons le moins...
    Ta grand-mère était peut-être à tes côtés à cet instant...
    J'irai m'acheter des croissants en allant saluer le Chat Noir à Montmartre...
    Pour la petite histoire, j'ai rapporté un gâteau battu de la Somme. Je comptais l'offrir à un ami qui passait ses vacances sur la côté picarde, enfant, mais Boris m'a devancée et fait honneur à cette brioche mousseuse ! Plus question de l'offrir...

    Posté par Rafaèle, 04 février 2013 à 22:47 | | Répondre
  • Quel joli post ! Et comme on aurait souvent encore besoin de la main de notre grand-mère dans la vie. D'accord pour la forme des croissants, aujourd'hui, c'est souvent du travail bâclé. Le pire, reste la fausse odeur de viennoiseries sournoisement distillée sur les trottoirs par certaines chaînes de boulangerie rapide que vous connaissez toutes, pour attirer chimiquement le chaland.

    Posté par blaise9, 05 février 2013 à 12:12 | | Répondre
  • ... et les gâteaux de riz entourés d'une pâte sablée qui leur donnait la forme de "Fort Boyard", avec au fond la surprise d'y trouver la compote de pommes, on les dégustait dans un petit salon de thé tenu par des "vieilles dames" (on avait moins de 10 ans, nous), pas loin des Marches du Bon-Pasteur... Où est ce Nantes d'avant que l'on croyait intangible ? ... On avait une adorable et merveilleuse Mamie...

    Posté par zabelle, 07 février 2013 à 22:42 | | Répondre
  • Un bon croissant, si difficile à trouver maintenant, qu'on sait la valeur qu'il a (et que celui qui l'a fait a) quand on tombe dessus. Moi, c'est l'odeur du sublime pain de seigle que ma grand-mère achetait à Souillac quand j'étais petite qui me tourneboule... Très dur à trouver aussi. Ici, c'est chez Franck Dépériers que je fonds. Bonne journée !

    Posté par Cocotine, 15 février 2013 à 14:46 | | Répondre
Nouveau commentaire