Ce fut une journée ordinaire sans soleil sur Paris.
Décider de se décramponner de l'ordinateur et sortir dans le quartier,
mains dans les poches et souliers plats.

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Traverser le coquet petit square Giacometti qui ourle
la Rue des Thermopyles et la Cité Bauer.
Si vous ne connaissez par ce bijou niché dans un quartier pourtant bien banal
du XIVe arrondissement, il vous faut réparer cette lacune.

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Je vous promets un vrai reportage aux prochains rayons de soleil,
de cette ruelle pavée hors du temps où les fleurs exultent et 
les chats vivent
 libres.

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Poursuivre la rue Didot, traverser l'avenue du Maine,
puis rue Daguerre se sentir happée inexorablement par la devanture de
Mint and Lilies, et entrer, bien sûr...

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Prendre la ligne 6 (y a pas que la 13 dans la vie !)
et arriver avenue des Gobelins au cinéma Les Fauvettes,
où passe un cycle Julien Duvivier.
Faire scanner sur son portable (j'en ai un neuf) les billets
qu'on avait pris soin de réserver, entrer dans une salle magnifique,
ultra design, aux fauteuils incroyablement confortables,
et se délecter de la projection de "La belle équipe".

La-Belle-Equipe1

Se souvenir alors du cinéclub que tenaient ses parents
lorsqu'on était enfant, où ne passaient que de très vieux films
d'une époque où eux-même étaient à peine nés.
Un cinéma à l'exquise lumière en noir et blanc,
beau comme un roman de Modiano, où tout l'érotisme était contenu
dans le regard, et la violence dans un poing fermé.

Si vous aimez ces films qui sont la mémoire de notre culture,
ne ratez pas ce cycle, programmé jusqu'au 3 mai.

Rentrer chez soi à pied en sifflotant "Quand on s'promène au bord de l'eau",
boire un thé rapporté du Sri Lanka par des amis très chers,
et ne pas penser que le lendemain il y aura encore ça...

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Edit de 15h50 : ce n'est pas moi la malade, merci de votre gentillesse,
et désolée de m'épancher un peu sur un sujet très personnel